Circa 1605-1608
Signé avec les initiales HA en bas à droite
Provenance
Daniel Katz, Dieren ;
Dr. Schaeffer, New York before 1947 ;
F.H Baron de Vos von Steenwijk, Windesheim, circa 1949 ;
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Circa 1605-1608
Signé avec les initiales HA en bas à droite
Provenance
Daniel Katz, Dieren ;
Dr. Schaeffer, New York before 1947 ;
F.H Baron de Vos von Steenwijk, Windesheim, circa 1949 ;
Jhr. J.C. Vegelin van Claerbergen ;
Collection privée, Angleterre ;
Essoldo Fine Arts, Londres, 1975 ;
Collection privée.
Autour de 1600, la grande peinture flamande de paysages de neige célébrée par Hans Bol, Gillis van Coninxloo et David Vinckboons, connaît un renouveau dans les Pays Bas du Nord. Car les gelées qui touchèrent cette région à l’aube du XVIIe siècle furent pour de nombreux peintres amstellodamois prétexte à renouveler les tableaux peints en Flandres. Hendrick Avercamp est sans nul doute le meilleur et le plus subtil conteur de ce « petit âge de glace » et représente, à travers ce ravissant paysage d’hiver avec patineurs aux abords de Kampen, les plaisirs de l’hiver.
Les scènes de patinage deviennent populaires dans la peinture nordique grâce à la large diffusion de la gravure de Frans Huys d’après Pieter Brueghel l’Ancien. Représentant des patineurs devant la porte de Saint Georges à Anvers, cette estampe marque le début de la peinture des jeux de glace, dont Avercamp devient bientôt le maître incontesté. Le fleuve gelé devient le théâtre de scènes aussi intimes que cocasses ; et le potentiel moralisateur des saynètes fait le succès de ces magnifiques paysages blancs. Loin du tumulte de la grande scène de 1609 conservée au Rijksmuseum[1], l’agitation de notre tableau est plus modérée pour laisser davantage d’éclat à l’immensité du paysage certes ponctué de nombreuses silhouettes. Et dans chacune des attitudes des petits personnages, on retrouve la fantaisie et la poésie de l’univers d’Avercamp, observé d’un point de vue surélevé. Moins de personnages et un horizon plus bas, c’est vraisemblablement le parti pris des œuvres qu’Avercamp exécute après 1610, lorsqu’il quitte Amsterdam pour revenir à Kampen. D’ailleurs c’est bien les remparts de la ville que l’on aperçoit, doucement esquissés au loin sur la gauche, dans la brume hivernale.
Sur cet espace de jeu naturel, toutes les couches de la société se mêlent, et il est chose courante de voir jeunes et anciens, hommes de petite condition ou notables, pêcher, s’essayer au Colf ou chausser leurs patins. Pour unique distinction, leurs vêtements, qu’Avercamp rehaussent de taches de couleurs. D’ailleurs le petit personnage agenouillé au premier plan fixant sa lame sous ses chaussures n’est-il pas récurrent dans chacun des tableaux du peintre ? Le canal gelé est donc à la fois lieu de passage pour les plus modestes et lieu de loisirs pour les plus oisifs.
La beauté de ce paysage hivernal aux patineurs réside sans conteste dans la grande quiétude qui en émane. La fraicheur et la richesse de sa palette, traitée dans des camaïeux de blancs, gris bleutés et bruns légers, traduisent toute l’atmosphère qui devait régner lors de ces après-midis aussi glacials qu’enjoués. La peinture d’Avercamp donne naissance à une véritable école, et son l’influence se décline sous les pinceaux d’Anthonie Verstralen et Adam van Breen. Le peintre parvient ici à un très haut degré de son art, et la lumière y est d’une qualité bien particulière, remarquable de justesse, plus douce et plus enveloppante que celle des meilleurs paysages hivernaux bruegheliens.
[1] Hendrick Avercamp, Paysage d’hiver avec patineurs, c.1609, panneau, 77,5 x 132 cm, Rijksmuseum, Amsterdam.
1585 – Amsterdam – Kampen 1663
Barent Avercamp wurde 1586 Apotheker in der Stadt Kampen, wo er sich mit seiner Familie und seinem Sohn Hendrick, der von Geburt an stumm war, niederliess. Nach dem Tode seines Vaters im Jahre 1602 lebte er mit seiner Mutter. Hendrick, genannt „Hendrick der Stumme“ erlernte sein Malhandwerk in Amsterdam bei Pieter Isaacsz, wo er unter dem direkten Einfluss der geflüchteten Flämischen Landschaftsmaler wie Gillis van Coninxloo und David Vinckboons, stand. Die ersten Winterlandschaften von Avercamp (vor 1608) sind technisch und kompositionsmässig sehr Flämisch : mit hoch gelegtem Horizont, vielen Figuren und einer Komposition die wie ein Theaterdekor wirkt. Zwischen 1610 und 1620 werden die Horizonte tiefer platziert, die Dekorationselemente verringert und die Figuren in der Komposition gruppierter. Gegen 1615 verwandelte sich das Thema „Winterlandschaft mit Schlittschuhfahrern“ zunehmend in eine Darstellung der „Winter Vergnügungen“, wobei der Schwerpunkt eindeutig bei den Figuren lag. Nach 1620 stand er unter dem Einfluss von Esaias van den Velde und Jan van Goyen, seine Kompositionen wurden voller und seine Figuren lösten sich in der Landschaft auf.