Provenance :
Collection privée.
Contemporain du cycle des saisons, ce magnifique paysage d’hiver est manifestement l’une des œuvres les plus connues de Pieter Brueghel l’Ancien. Dans un...
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Collection privée.
Contemporain du cycle des saisons, ce magnifique paysage d’hiver est manifestement l’une des œuvres les plus connues de Pieter Brueghel l’Ancien. Dans un registre plus méditatif que les Chasseurs dans la neige (1565, Vienne, Kunsthistorisches Museum), ce sujet, dont le prototype paternel est conservé aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles[1], est à la source de l’iconographie du paysage de neige, adulé par les plus grands amateurs, tel l’archiduc Léopold-Guillaume.
Mais que cache ce paisible panorama brabançon fait de blancs et d’or ? Brueghel y dévoile la nature et les Hommes, évoluant en parfaite adéquation. Tandis que moineaux et oiselets pépient sur la neige, les personnages débonnaires coiffés pour certains de bonnets rouges s’adonnent aux sports de glace que Brueghel dessinait déjà pour Cock en 1558 devant la porte Saint Georges à Anvers. Adeptes de patinage ou de Kolf (ancêtre du hockey et du golf), nul ne semble faire attention aux pièges, que ce soit la couche de glace trop fine qui pourrait se briser sous les ébrouements ou la mystérieuse trappe sous laquelle les oiseaux s’abritent. Ce tableau, qui est aussi appelé le Trébuchet, prend donc tout son sens : par une erreur d’appréciation, ou par simple étourderie, il nous arrive de tomber, de chuter.
C’est dans cette nuance que l’œuvre prend tout son charme ; grâce à un point de vue relativement élevé, le regard du spectateur embrasse une image d’une douce quiétude mais qui ne tient qu’à un fil. La composition fait sans doute allusion à la précarité de l’existence et ce jeu d’échos au sein de la composition peut amener le spectateur à rapprocher le sens de la trappe de la situation politique des Pays-Bas à cette époque, à savoir l’oppression du régime espagnol.
Hormis l’étroite similarité de notre composition avec La Trappe à oiseaux de son père, Pieter Brueghel le Jeune se détache dans ce tableau du modèle paternel par l’emploi d’une technique qui lui est propre. Travaillant la couleur aves d’infimes nuances, l’artiste est un singulier coloriste. Il semble vouloir raviver les tonalités par les vêtements des patineurs et la lumière venant frapper les murs des habitations, les arbres minutieusement exécutés avec leur branchage fouillé. Considéré comme son meilleur continuateur, Pieter Brueghel le Jeune contribue au succès détonant des sujets de son père. En témoigne les très belles versions de ce tableau conservé dans les plus grandes collections internationales. Que ce soit à Vienne[2] ou Bucarest, tous les panneaux répondent aux mêmes exigences plastiques. Toutes les compositions de Pieter Brueghel le Jeune présentent de légères variantes entre elles. Ces différences s’observent notamment au niveau des accords chromatiques et du rendu minutieux des branchages toujours fouillés, ainsi que par de menus détails, tels le nombre d’hirondelles voletant dans le ciel. Dans tous les cas, on retrouve cette conception moderne, ample et panoramique du paysage à l’horizon bas, annonciatrice de l’art hollandais du XVIIe siècle. Traité tel un paysage dépouillé fait de camaïeux de gris et brun clair rehaussés d’aplats blancs et de quelques notes colorées, ce petit village que l’on pense être celui de Pede-Sainte-Anne est un veritable tableau de cabinet. Ouvrant la voie au paysage hollandais du XVIIe siècle, il est sans doute l’une de ces images que l’on ne cesse de regarder, voire de convoiter.
[1] Pieter Bruegel, Paysage d’hiver avec patineurs, 1565, huile sur bois, 37 x 55,5 cm, Bruxelles, Musées Royaux des beaux-arts de Belgique.
[2] Pieter Brueghel Le Jeune, Paysage d’hiver avec patineurs, 1565, huile sur bois, 39 x 57 cm, signé P. BRUEGH.., 1601, Vienne, Kunsthistorisches Museum.
1564 Brüssel – Antwerpen 1638
Ältester Sohn von Pieter Brueghel d.Ä, lässt sich Pieter Brueghel d.J. sehr früh in Antwerpen nieder wo er in der Werkstatt des Landschaftsmalers Gillis van Coninxloo...
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Ältester Sohn von Pieter Brueghel d.Ä, lässt sich Pieter Brueghel d.J. sehr früh in Antwerpen nieder wo er in der Werkstatt des Landschaftsmalers Gillis van Coninxloo seine Ausbildung absolvierte.1585 wurde er als Meister in der Antwerpenen Lukasgilde aufgenommen. Als er noch ein Kind war, starb 1569 sein Vater und konnte ihn nicht in die Malkunst einführen. Als noch Halbwüchsiger verlor er auch seine Mutter, die selber Malerin, und Tochter des Malers Pieter Coecke d’Alost war, und eine wichtige Rolle in der Ausbildung ihres Sohnes ausübte. 1588 heiratete der Maler Elisabeth Goddelet, mit der er sieben Kinder hatte.
Er führte den Beinamen « Höllenbrueghel »obwohl höllische Darstellungen nur selten in seinen Gemälden vorkamen. Pieter Brueghel d.J. verfolgte in seinen Werken zwei unterschiedliche Richtungen. Zunächst fertigte er vor allem Kopien von Werken seines Vaters an und entwickelte daraus mehrere Versionen. Jedoch prägte er sie mit seinem eigenen Pinselstrich und mit Varianteneinfügungen, die landschaftsorientierter waren und arbeitete mit einem ihm eigenen, im Vergleich zum Vater, leuchtenderen Farbengebrauch, der von grosser Reinheit war.
Seine zweite Periode beginnt um 1615-1620. Durch die Schaffung von eigenen Kompositionen, die einen unmittelbaren Erfolg erzielten und zahlreiche Nachahmer fanden, konnte er seine Persönlichkeit als Maler festigen. Seine Schüler waren sein Sohn Pieter Brueghel III. und der berümte Stillleben- und Tiermaler Frans Snyders. Pieter Brueghel II. setzte nicht nur das Werk seines Vaters fort, sondern nahm auch, durch sein grosses malerisches und farbliches Können einen markanten Platz im XVII. Jahrhundert ein. Er übte einen grossen Einfluss auf die Flämischen Maler seines Jahrhunderts aus.
Seine aussergewöhnlich fruchtbare Laufbahn als Maler, die sich über fast ein halbes Jahrhundert erstreckte, wurde bereits zu seinen Lebzeiten erfolgreich bewundert.