Monogrammés CVB
Provenance :
Collection privée
Artiste virtuose, Christoffel van den Berghe livre avec cette ravissante paire de paysages avec compagnie galante, la vision d’un âge...
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Provenance :
Collection privée
Artiste virtuose, Christoffel van den Berghe livre avec cette ravissante paire de paysages avec compagnie galante, la vision d’un âge d’or. Qu’il s’agisse de l’Eté ou de l’Hiver, chacun des petits cuivres traduit avec émotion les loisirs de la haute société.
D’une précision et d’un raffinement peu commun, ces deux cuivres marquent l’influence certaine de la peinture flamande sur le paysage hollandais au début du XVIIème siècle. En effet, tant par leur composition que par l’emploi de couleurs soutenues, les paysages de l’Eté et de l’Hiver s’inspirent des créations d’Abel Grimmer, maitre incontesté de la peinture des saisons, et même de Roelandt Savery, peintre favori de Rodolphe II de Habsbourg. On sent clairement la position charnière de notre artiste. D’une part, il adopte l’enseignement du paysage et de la nature morte de l’école des Pays-Bas du Sud, puis modifie sa perception grâce à une rencontre déterminante avec Mattheus Molanus, à Middleburg, où il passa sa vie. Dès lors, il se plait à ponctuer ses paysages typiquement flamands de personnages vêtus à la « mode du Nord ». Cette association s’avère heureuse : à l’image d’une paire similaire conservée au Mauritshuis de La Haye , notre paire fait partie des exemples les plus probants de son art.
L’Eté marque le temps des banquets en plein air, mais aussi des concerts. Une magnifique résidence pour toile de fond, des élégants ont élu domicile sous un arbre pour le repas. Ils se distraient au son d’un trio de musiciens à cordes. A leur pieds, un chien, symbole de l’amour conjugal. Il fait sans doute écho au couple se dirigeant vers la table de convives. Des victuailles, plats orfévrés et autres carafes ont été disposées au premier plan : peut-être ces objets subtilement agencés traduisent-ils le goût de notre peintre pour la nature morte qu’il pratique également ?
La scène de l’Hiver se joue quant à elle sur les rives d’un fleuve gelé. Deux couples de notables, sous l’œil perplexe d’un villageois s’essayent aux sports de glisse. Chaussés de patins, les dames se font aider par leurs cavaliers qui les initient à l’équilibre. Plus loin, trois villageois affichent leur maitrise des lieux. Un ravissant paysage figé dans la glace se découpe dans le lointain, rappelant le paysage hivernal et le château imaginaire du Metropolitan de New York .
Christoffel van den Berghe joue inlassablement avec la profondeur. A la manière d’un miniaturiste, il installe ses personnages dans un paysage panoramique. Les couleurs, fines et brillantes, sont source de contrastes. Les vêtements luxueux des élégants ponctuent le décor de taches chamarrées. Eclairées d’une lumière miroitante, nos deux compositions se construisent sur une harmonie de bleu profond, de vert émeraude et d’or éclatant. Ode aux fantaisies de l’hiver et aux plaisirs de l’été, ces deux compositions entraînent le spectateur au cœur des fêtes données dans la haute société hollandaise du début du XVIIème siècle.
Vers 1600 - Middelburg - 1642
À Middelburg, la tradition, inaugurée par les Bosschaert, fut poursuivie par Christoffel van den Berghe, dont le charme des compositions florales retient aujourd’hui...
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À Middelburg, la tradition, inaugurée par les Bosschaert, fut poursuivie par Christoffel van den Berghe, dont le charme des compositions florales retient aujourd’hui l’attention.
En 1619, il fait partie du comité de la Gilde des peintres et fut élu doyen deux ans plus tard. Il fut l’élève d’Ambrosius Bosschaert, l’un des créateurs du grand style floral hollandais. Un bouquet de fleurs, signé et daté de 1617, présente de nombreuses analogies avec l’art du Maître. On retrouve chez lui le même souci du détail, la volonté de représenter le plus de variété possible, la même façon de présenter les fleurs sur leur tige bien droite.
L’apport personnel de van den Berghe réside dans l’apparent désordre qu’il introduit dans se compositions dont le fond se charge d’insectes et de coquillages, essayant de trouver un autres mode d’expression en renouvelant le genre.
Parallèlement à la représentation de bouquets de fleurs, il représenta des paysages qui montrent, tant dans la conception que dans le coloris, une nette influence de la peinture des Pays-Bas du sud, menant à Middelburg, avec Mattheus Molanus, peintre immigré flamand, une entreprise originale.