Peinture flamande et tableaux de maîtres anciens par la Galerie De Jonckheere



Porte les mains d’Anvers, la tour et la marque du pannelier Lambert Staas "LS".
Provenance : collection privée.
Cette composition magistrale rend justice au talent et à la merveilleuse ...
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Provenance : collection privée.
Cette composition magistrale rend justice au talent et à la merveilleuse coopération artistique de deux peintres étonnants : Jan Brueghel le Jeune et Frans Francken le Jeune.
Il s’agit ici d’une remarquable réussite de coopération entre deux artistes aux spécialités certes complémentaires mais appartenant à deux générations différentes. Une telle association entre peintres était commune à Anvers pendant les années 1600. Le J. Paul Getty Museum (Los Angeles) conserve ainsi une splendide Allégorie des Quatre Elements, fruit de la collaboration de nos deux artistes.
Peint par Jan Brueghel le Jeune, le paysage séduit par la touche enlevée, la palette délicate et le rendu minutieux du détail. On reste admiratif à la vue de l’aisance avec laquelle le peintre arrive à nous transporter dans un paysage merveilleux, d’une finesse extrême, magnifié par un choix de coloris sublimes et éclatants.
Frans Francken le Jeune impose quant à lui son style en peignant les personnages dans toute leur complexité, arrivant à rendre avec le brio que nous lui connaissons, la force et la finesse, la puissance musculaire et la tendresse des chaires. La caractérisation expressive des personnages, soulignée par cette touche libre et enlevée propre à ses meilleurs oeuvres, se déploie avec un égal bonheur et anime magnifiquement cette composition.
Diane (l’Artémis des Grecs), fille de Latone (ou Léto) et de Jupiter (Zeus) est également la sœur jumelle d'Apollon. Témoin impuissant des douleurs de sa mère, la déesse conçut une telle aversion pour le mariage qu'elle demanda et obtint de son père la grâce de garder une virginité perpétuelle à l’égal sa sœur Minerve (Athena). C'est pour cette raison que les deux filles de Jupiter reçurent de l'oracle d'Apollon le nom de Vierges blanches. Le roi des dieux l'arma lui-même d'un arc et de flèches et la sacra reine des bois. Il lui donna pour cortège soixante nymphes, appelées Océanies et vingt autres nommées Asies, dont elle exigeait une inviolable chasteté.
Reine des forêts et des animaux sauvages, Diane est souvent représentée par les artistes en train de s’adonner à la chasse.
Peint par deux artistes éminents, ce panneau ne peut laisser indifférent. Le raffinement de sa facture, le charme de son sujet, la force de ses couleurs séduisent d’emblée le spectateur. La présence des personnages expressifs dus à la patte si caractéristique de Frans Francken combinée à la grâce toute particulière de la végétation verdoyante de Jan Brueghel confère à cette composition une puissance particulièrement rare. L’intégration des deux différents styles qui composent est remarquablement réussie : équilibre et harmonie sont les maîtres mots de cette composition.
1581 – Anvers – 1642
Il est le plus productif et le plus justement réputé des peintres de la nombreuse dynastie des Francken. Ce peintre fécond et varié travaille tour à tour avec son père,...
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Il est le plus productif et le plus justement réputé des peintres de la nombreuse dynastie des Francken. Ce peintre fécond et varié travaille tour à tour avec son père, son frère et son fils ; il devient bien vite le chef incontesté de l’atelier familial d’où sortent d’innombrables tableaux à sujet religieux ou profane, dont la représentation pittoresque est plaisante à l’œil. Il tient une place importante dans sa ville natale et les documents abondent sur l’estime que lui témoignent ses contemporains. Tous les inventaires de collections anversoises mentionnent des tableaux de sa main ; de plus, les livres de comptes de la firme Forchoudt, grande exportatrice d’œuvres flamandes, citent sans cesse le nom de l’artiste.
Il est nommé grand-maître de l’Académie de Saint-Luc à Anvers en 1605 et doyen en 1614. La même année, il achète une belle maison, dénommée Saint-Marc, située au « Bloksweg », près du Poids de Fer. Cette demeure devient un des centres d’art les plus productifs d’Anvers ; Frans y maintient la collaboration commencée avec son frère Jérôme dans l’atelier paternel et, plus tard, il s’associera avec son fils Frans III.
Il collabore à maintes reprises avec la plupart des peintres de genre de son temps, ajoutant des figures aux paysages de Jan Brueghel de Velours, de Josse de Momper, d’Alexandre Keirrinckx ou animant de personnages des Intérieurs d’Eglises de Pierre de Neefs l’Ancien. On ne croit guère qu’il voyagea comme tant d’autres artistes, pour étudier les maîtres étrangers.
Il aborde les genres les plus divers : biblique, mythologique, historique, allégorique. Il est aussi l’auteur de scènes de cabinets d’amateur dont il lança la mode et qui allaient constituer pendant tout le XVIIe siècle un genre spécifiquement anversois. Son style se distingue par l’élégance de la présentation et le brio de la facture. Un trait caractéristique de sa manière est sa façon d’inscrire les yeux des personnages en forme de points noirs dans de fins visages allongés.
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