Provenance :
• Mme Elisabeth Tilson (décédée en 1840) ;
• Sir Thomas Tilson, au 29 Coleman Street, à Londres, et de South Road House, Clapham Park, Surrey ;
• par Héritage en 1874 par sa femme,...
lire la suiteProvenance :
• Mme Elisabeth Tilson (décédée en 1840) ;
• Sir Thomas Tilson, au 29 Coleman Street, à Londres, et de South Road House, Clapham Park, Surrey ;
• par Héritage en 1874 par sa femme, Dame Marie Tilson ;
• puis en 1892 par sopn neveu, Tilson Lee Esq. ;
• puis par Mme Ada Hestyer Lee (décédée en 1924), Westfield House, Lewis, Susssex ;
• puis par sa fille aînée, Patricia Rosamund Landon Lee.
Cette charmante scène de village donne la mesure des talents de Pieter Gysels, qui le placent d’emblée au rang des meilleurs épigones bruegheliens.
Une personnalité néanmoins indépendante s’exprime dans cette composition.
L’animation autour du mat central, se ressent au travers des personnages dansants, et par des accents de lumière posés sur les villageois. L’intérêt que porte Gysels à cette scène se centralise essentiellement sur les personnages et l’animation humaine, plus que sur le paysage dont les masses feuillues sont laissées dans un jeu d’ombres.
Éclairée d’une douce lumière, ces contrastes présentent des coloris d’une harmonie très délicate. La facture minutieuse de Gysels, amène une innovation qui réside dans le jeu de lumière qu’il accentue dans la finesse du rendu du lointain paysage.
Cette scène est particulièrement plaisante, on ressent la joie des villageois à danser autour d’un mat, et de s’apprêter à y hisser un drapeau blanc. En fond, apparaît la même scène dansante, où les personnages se donnent la main, signe de solidarité entre eux. Les enfants aussi participent à cette ambiance chaleureuse et familiale.
Cette œuvre peut être rapprochée de celle représentant une Kermesse, conservée au Musée d’Anvers.
Cette qualité picturale et chromatique est l’exemple le plus révélateur du travail de Gysels.
1621 - Anvers - 1690
Pieter Gijsels est né à Anvers où il fut l’élève de Jan Boots en 1641 et acquit sa maîtrise en 1650. Comme son maître, il s’adonna autant au paysage qu’à la nature morte. Le style de ses paysages s’apparente à celui de Jan Brueghel de Velours dans sa composition et le choix du coloris. Son art se distingue par l’accent qu’il met sur le jeu de lumière, qu’il pousse parfois jusqu’à des colorations très vives, ainsi que par sa facture fine et minutieuse, notamment dans le rendu des lointains. Parfois, Pieter Gijsels réintroduit dans ses tableaux le paysage panoramique. Il se distingue enfin par une figuration élégante des personnages, qui le rapproche des maîtres du genre : Jérôme Janssens, dit le danseur, ou Gonzales Coques. Le charme de ses compositions, joint à la diversité de son inspiration, fait de Pieter Gijsels un des peintres flamands les plus appréciés.