Provenance : collection privée.
L'infante Isabelle Clara Eugenia d'Espagne est née à Ségovie le 12 août 1566, de Philippe II d'Espagne et de sa troisième épouse Élisabeth de Valois. Ses...
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L'infante Isabelle Clara Eugenia d'Espagne est née à Ségovie le 12 août 1566, de Philippe II d'Espagne et de sa troisième épouse Élisabeth de Valois. Ses grands-parents paternels étaient l'empereur Charles Quint et Isabelle du Portugal. Ses grands-parents maternels étaient Henri II de France et Catherine de Médicis.
En 1589, les Ligueurs cherchèrent à la placer sur le trône de France en tant que petite-fille d'Henri II, roi de France. Avec plus de persévérance, Philippe II soutint ses prétentions à en faire une duchesse de Bretagne. A la mort du dernier roi de France de la dynastie des Valois, Henri III en 1589, sa nièce Isabelle se trouvait être la plus proche parente de la tige héritière des droits des ducs de Montfort de Bretagne. Elle descendait en droite ligne d'Anne de Bretagne par Claude de France, Henri II et Élisabeth de Valois. La Bretagne était surtout une étape indispensable vers les Flandres, pour le cabotage commercial comme pour le contrôle militaire. Les derniers Espagnols rembarquèrent en 1598 et Isabelle ne fut jamais duchesse de Bretagne.
En 1593, la Ligue organise à Paris des États généraux, dans l'espoir de choisir un nouveau roi pour la France dont la plus grande partie ne reconnaît toujours pas le prétendant officiel Henri de Navarre. Depuis l'Espagne, Philippe II appuie fermement la candidature de sa fille qui en tant que petit-fille d'Henri II peut prétendre à devenir reine de France. L'échec de l'élection met en exergue les prétentions d'Isabelle.
En compensation et à l’occasion de son mariage (1599) avec son cousin Albert de Habsbourg, fils de l’Empereur Maximilien II, Isabelle reçoit en dot le gouvernement des Pays-Bas. La paix établie aux Pays-Bas, le couple, profondément catholique, réforme la justice, développe l'économie du pays, installe sa cour à Bruxelles et s'entoure d'artistes comme Rubens, Jan Brueghel ou Wenceslas Cobergher.
À la mort d’Albert en 1621 Isabelle rejoint l'Ordre des Clarisses et le roi d'Espagne la nomme à son tour gouverneur des Pays-Bas. Sa mort, en 1633 met fin pour les Pays-Bas à une période d’essor et de calme. Faute d’héritier, le gouvernement d’Albert et Isabelle retourna sous l’autorité espagnole.
1569 Anvers - Paris 1622
Fils de Frans Pourbus l’Ancien et petit fils de Pierre Pourbus, il est reçu Maître à Anvers en 1591. C’est sans doute dans cette ville qu’il reçoit sa formation,...
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Fils de Frans Pourbus l’Ancien et petit fils de Pierre Pourbus, il est reçu Maître à Anvers en 1591. C’est sans doute dans cette ville qu’il reçoit sa formation, peut-être dans l’atelier d’Adriaen Key. Avant 1600, date de son départ pour Mantoue, il travaille pour la cour de Bruxelles auprès de l’archiduc Albert et de sa femme Isabelle. Jusqu’en 1609, il devient portraitiste à la cour du Duc Vincent de Gonzagues de Mantoue. Il reçoit de nombreuses commandes de la part de la famille ducale et doit se rendre pour l’exécution des portraits principaux à Innsbrück en 1603, à Turin en 1605-1606, et à Paris en 1613 où il peint le jeune Louis XIII, alors Dauphin, et sa mère Marie de Médicis, la soeur de la duchesse de Mantoue. Après un nouveau voyage en Italie en 1607, il revient à Paris où il rentre au service de Marie de Médicis puis à celui de Louis XIII en 1616 jusqu’à sa mort en 1622. François Pourbus fut un des portraitistes de cour les plus réputés de son époque et, à ce titre et en signe de gratitude, avait l’honneur de séjourner au Louvre.
Dans les premières années anversoises, jusque vers 1590, son style est influencé par son père et Adriaen Key; il met ensuite en place un type de portrait de cour qui évoque le style d’Antonio Moro, d’Alonso Sanchez Coello et de Pantoya de la Cruz avec des personnages souvent représentés en pied, et une importance nouvelle accordée au décor. Son art, qui ira en s’assouplissant, restera cependant fidèle à la tradition flamande, à l’écart du mouvement baroque, ce qui lui vaudra d’être si apprécié par la France du XVIIe siècle empreinte de classicisme.